1979 :
Le Seigneur des Ténèbres est au sommet de sa Puissance, une seule ombre : une étrange prophétie prédisant sa mort.
Le temps est compté... mais pour qui ?
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Neil Riley
Elève de 3ème année à Poufsouffle
Elève de 3ème année à Poufsouffle



Inscrit le : 03 Mai 2008
Messages : 21

MessageSujet: Neil Riley   Jeu 15 Mai - 22:59

Nom de l'élève : Riley
Prénom de l'élève : Neil
Naissance : 23 mai 1980
Age (Joueur) : 18 ans
Comment avez-vous connu le forum ? C'est Adam qui a passé une commande Surprised bon en fait je me suis commandé tout seul
But/désirs (facultatif) : heu... Future rock star ? Cool

Un petit garçon aux mèches cendrées courait joyeusement dans les escaliers. Il tenait dans sa main une lettre parcheminée, flétrie à force d’avoir déclot devant des yeux émerveillés. Chargé d’une valise de secrets, Adam venait de rentrer, paré de l’aura attirante et mystérieuse que dégagent ces individus dont vous savez qu’ils vivent dans ces mondes inaccessibles qui piquent l’imagination. Le trente juin était depuis l’année passée une belle date, celle où les deux frères de cœur se retrouvaient, après une longue séparation, pour enrichir la prose, toujours trop vague, de leur correspondance, soignée et délicatement pliée chez l’un, brouillonne et maladroitement froissée chez l’autre, Neil, cette âme étourdie qui pouvait désormais fixer les nuages sans se perdre. Les hiboux n’étaient jamais bien loin.
Ce jour avait été attendu avec une patience difficilement contenue. La longueur désespérante des deux moins qui s’ouvraient le mettait au supplice. Cette année, il ne resterait plus sur le quai à regarder avec tristesse et envie la locomotive rouge filer vers la terre promise.
Alors que l’étudiant retrouvait une chambre fraîche et rangée, Neil quittait le désordre de la sienne, d’où il avait extirpé l’objet convoité, pour se présenter sur le seuil, les cheveux éternellement décoiffés, le sourire aux lèvres, les mains derrière le dos. Il avait déjà parlé de sa lettre à Adam, l’excitation était trop vive, mais son enthousiasme lui inspirait quelque effet théâtral.

- Tadaaa ! s’écria-t-il en brandissant fièrement son laissez-passer. Regarde, c’est exactement la même lettre que toi, il n’y a que le nom qui change. En septembre nous partirons ensemble !
La fièvre l’enveloppait et, pourtant, son timbre n’exprimait qu’une douce placidité. Neil n’était pas fait d’excès. Il exprimait son bonheur avec autant de zèle que de pudeur. Adam n’aimait pas les débordements. Il le savait d’instinct et cela lui imposait un naturel respect. Le jeune garçon était doté de cette sensibilité aigue qui trace dans l’inconscient des limites à chaque relation précieuse. Et cette empathie ne lui épargna pas la caresse mordante d’une brise glacée lorsqu’après un pesant silence, son frère adoptif déclara dans un sourire crispé :
- Oui… C’est une excellente nouvelle.
Neil opina. Il souriait toujours, avec une insouciance paisible qui ne laissait rien paraître de la déception qui lui comprimait soudain l’estomac. Bien sûr, il ne s’attendait pas à ce qu’Adam lui sautât au cou, mais, compte tenu de leur bonne entente, de leurs heureuses discussions sur le sujet ces dernières années, de tous ces engagements pris le soir, sur la terrasse, comme celui ne pas laisser une Maison les éloigner si le choixpeau ne l’envoyait pas à Serdaigle, l’enfant espérait une réaction plus sincère, plus chaleureuse. Etait-ce donc tout l’effet que cela lui faisait ? Avait-il fini par redouter le moment de son entrée dans la célèbre école de sorcellerie ? Parler, jurer était facile tant que l’on restait dans l’hypothétique. Face à la réalité, les véritables natures se révélaient, pour des raisons quelconques, souvent futiles. Vous connaissez ces histoires de réputation, d’intérêt ? Les gens revenaient sur leurs aimables propositions pour bien moins. Neil le savait mais jamais, jamais il n’avait imaginé que son vis-à-vis pût être capable d’un tel désaveu. Il s’inquiétait inutilement. Le voyage avait dû le fatiguer. Il avait sans doute d’autres choses à penser avant de se réjouir avec lui de son admission à Poudlard…
- S’il te plait Neil, j’aimerais me reposer , envoya-t-il d’une voix terne.
- Je… Oui, repose toi bien.
S’il était vexé ? Profondément. Mais il souriait toujours l’air de rien, refermait avec douceur une porte que sa frustration intérieure, bien gardée par un calme alcyonien, aurait aimé claquer sauvagement. La fatigue ? Une excuse bien pratique. Ce n’était pas une raison pour le congédier de cette façon. L’attitude d’Adam était étrange, inhabituelle, consternante. Il avait gardé la chambre toute la journée, et Neil, après avoir contemplé, allongé sur son lit, la vacuité de son plafond – attitude qui ne surprenait plus personne tant ce garçon aimait suivre le fil nébuleux de ses pensées – s’était installé dans le salon pour confier tout son désarroi à Ketty. Ketty ? N’était-ce pas cette adorable petite blonde qui lui avait un jour offert un bracelet brésilien tordu, fait par ses soins, en lui assurant que, lorsque l’usure le ferait tomber, son vœu se réaliserait ? Si. Et, bien que la fillette ait changé d’école depuis plus d’un an à cause d’un malheureux déménagement, ce bracelet, désormais plus rose que rouge, il l’avait toujours à son poignet. Ne riez pas ! Ce n’était pas sa faute si la nature lui avait fait un tempérament un peu trop passionné, car voyez-vous Ketty ne désignait plus directement son ‘grand amour d’enfance’, Ketty, c’était ainsi qu’il avait baptisé sa basse, toute neuve, offerte par sa mère, qui avait enfin abandonné l’idée de lui faire manier l’archet avec autant d’adresse qu’elle, le jour de son onze ans. Mais… pour le prénom, ceci restera entre nous n’est ce pas ?

Adam avait fini par le trouver. Lui, il ne serait pas revenu. Ce n’était pas à lui de faire le premier pas et il pinçait toujours ses cordes, comme s’il ne l’avait pas remarqué. Il ne s’arrêta que lorsque son frère prit place à ses côtés sur le canapé.

- Je suis désolé pour tout à l’heure, je ne me sentais pas très bien…
- Pas grave
, répliqua simplement Neil en haussant les épaules.
- Si Neil, ça l’est, parce que je suis très heureux que tu sois admis dans la même école que moi, comme prévu. Je savais que c’était important pour toi, et ma réaction était parfaitement déplacée.
- Tu l’as dit toi-même, tu étais fatigué
, dit-il platement, pour montrer qu’il avait tourné la page et qu’il n’était plus nécessaire d’en parler. Puis renvoyant enfin un doux sourire au masque affable d’Adam : De toute façon, tu sais bien que j’ai confiance en toi, j’ai pas besoin de te voir sauter au plafond pour savoir que tu es content.
Etait-ce de la cruauté ? Un relent de rancune ? Il ne pensait pas un mot de ce qu’il disait. Il n’y pensait plus, pour l’instant espérait-il. Adam n’était pas franc, sa tendance à se jouer des autres lui était très vite apparue, et, s’il ne disait rien, il était parfaitement capable de sentir les habiles variations de son expression. Il le connaissait trop pour ne pas être blessé, pour ne pas le frapper en retour, l’air de rien. Car Neil savait être incisif et jouer innocemment avec la culpabilité des autres. Il se défendait à sa façon, et on ne le froissait jamais sans le regretter.
- Bien sûr…, déclara son frère, un sourire imperturbable – peut-être trop - au bord des lèves. Il te reste encore un certain nombre de choses à savoir avant ton entrée à Poudlard. Je me ferai un devoir de tout t’expliquer.
- Et moi, je me ferai une joie de t’écouter. Mais, on a tout l’été pour ça. Regarde ma nouvelle basse. Avoue que ça change de l’antiquité du conservatoire que j’avais sauvé de la décharge l’été dernier !
dit-il dans un rire léger.
- Et dont tu ne t’es toujours pas séparé je suppose…
Un sourire radieux perça le visage de l’enfant. Son frère le connaissait si bien.
- Non. Ma première basse penses-tu, je n’allais quand même pas la jeter à cause d’une autre alors qu’elle m’a si bien servie. Elle est dans ma chambre… avec mes deux violons, mon djembe, cette vieille guitare qu’il faudra bien réparer un jour et…
- Si tu continues tu n’auras bientôt plus de place ou dormir…
- Possible… Mais ce jour n’est pas encore venu. Je me suis beaucoup entraîné pendant ton absence. Il parait que je progresse vite, et je voulais pouvoir te jouer un morceau à la perfection à ton retour. Ecoute…

Non, il n’avait pas envie d’entendre les vaines promesses d’Adam. Il préférait lui épargner cette peine et la musique n’était-elle pas un remède aux discours creux ? N’était-elle pas plus éloquente que la parole ? Plus forte que les mots ? Neil en avait l’intime conviction et il s’était attaché très tôt aux instruments de musique. Les notes portaient sa voix profonde, ce que sa nature réservée taisait et, plus il s’améliorait, moins il se livrait. Les cordes étaient meilleures interprètes. Il avait cette sensibilité, cette osmose particulière avec l’instrument qui faisait les bons musiciens.
La rupture perçue par Neil se confirma dans les semaines, les mois, les années qui suivirent. Adam, cet enfant remarqué à l’orphelinat où Mr. Riley travaillait pour les évènements étranges qu’il déclenchait et adopté à cinq ans par la petite famille qui avait senti que quelque chose le reliait à leur fils, exprimait pour la première fois une volonté d’éloignement. Si les apparences étaient sauves devant les parents – il n’était pas question de les inquiéter – Neil avait été progressivement mis à l’écart tandis qu’Adam se barricadait derrière un monde de plus en plus infranchissable. Ce changement, il ne l’expliquait pas, il l’acceptait en apparence, gardant ses questions, ses observations pour lui, enfermé dans une bulle musicale de plus en plus épaisse, et de plus en plus poignante. Les deux frères de cœur se construisaient des univers étrangers, qui se croisaient, mais ne se rejoignaient plus. Que pouvait-il faire ? Adam repoussait sa présence, et Neil n’était pas de ceux qui reviennent seuls, parce qu’il était blessé au début, puis parce qu’une fois sorti, on ne peut plus entrer sans frapper… Quelque chose n’allait pas. Quelque chose rongeait son frère, mais s’il ne parlait pas, s’il cherchait à l’éloigner, que pouvait-il faire ? Veiller, être là, en affectant le désintérêt. Il n’allait pas se battre stupidement contre sa volonté. La manière forte ne changeait rien dans ces cas là. Alors, il répondait à son affront, et il lui arrivait de plus en plus souvent de jouer de la basse lorsque Adam se trouvait dans la même pièce que lui, feignant l’indifférence alors que, celui qui saisissait le langage de la musique pourrait voir qu’il n’était jamais plus proche de lui qu’en ces instants. Il devait jouer pour ne pas craquer. Adam le sentait-il ? Peut-être n’en saurait-il jamais rien…

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Dernière édition par Neil Riley le Jeu 15 Mai - 23:21, édité 1 fois
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Neil Riley
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MessageSujet: Re: Neil Riley   Jeu 15 Mai - 22:59

- Une cravate se met au cou, Neil, pour l'amour du Ciel, remets-la à sa place !
Et c’est reparti… Même le jour de la rentrée, alors qu’il n’allait plus les revoir avant de longues semaines ses parents ne pouvaient pas s’empêcher de l’ennuyer en butant sur des détails complètements stupides. S’il voulait porter des pantalons deux à trois fois trop larges pour lui, laisser dépasser ses chemises ET attacher sa cravate autour de sa taille, c’était son problème non ?
- Mais elle m'étouffe...! argua-t-il en soupirant avec toute sa mauvaise volonté d’adolescent.
Ils se faisaient remarquer, et alors ? Ce n’était certainement pas sur sa cravate que les gens faisaient une fixette et, de toute manière, quand on portait une basse sur son dos on avait le droit d’avoir un style marginal !

- Donnes-moi ta cravate, Neil. C'est là, de toute façon.
Et bien sûr, il fallait encore qu’Adam vienne lui imposer son autorité. Il le regarda venir la mine boudeuse et consentit à détacher sa cravate de mauvaise grâce. Neil n’avait jamais cherché à s’opposer à son frère, il n’avait pas envie de se disputer avec lui, et ses interventions avaient toujours le don de le calmer et de lui faire comprendre à quel point il pouvait être ridicule par instant. Avait-il besoin de laisser monter la tension à cause d’une cravate qu’il remettrait à SA place une fois dans le Poudlard express ? Neil, buté ? Si peu…
La barrière fut franchie et il sentait, comme chaque année, l’humeur de ses parents s’assombrir à la vue de la majestueuse locomotive rouge. Mr. et Mrs. Riley n’aimaient pas voir leurs enfants partir, d’autant plus que cette fois, Adam semblait bien décidé à passer dix mois complets à Poudlard. Pour étudier, prétendait-il… Mais Neil n’y croyait qu’à moitié, visiblement, Adam avait de moins en moins envie de passer du temps avec sa famille d’adoption… Le monde des sorciers l’avait changé…

- Quant à toi Neil, hors de question que tu restes à ton école à Noël, sois-sage ! déclara son père d’une voix forte après que son fils adoptif lui avait assuré pour la énième fois qu’il ne rentrerait pas.
Il regarda Adam s’éloigner après avoir salué avec diligence cette famille qu’il ne reverrait plus avant l’été prochain, une pointe de reproche au fond de ses yeux mordorés. Puis, se tournant vers ses parents, un air angélique sur le visage :

- Mais je suis toujours sage !
Il n’avait jamais en effet eut droit à des rappels de discipline, seules ses rêveries en cours et son manque de rigueur qui faisait de son relevé de note un véritable séismographe en terre japonaise, attiraient les reproches de ses professeurs. On ne s’acharnait cependant pas beaucoup sur lui, ses airs artistes ou poètes inspiraient davantage l’affection que l’irritation. Neil était, selon leur propos, un véritable agneau… Et je crois bien que rien n’était plus faux. En témoignait son intégration – surprenante – au poste de batteur dans l’équipe de Quidditch, et ses féroces performances. Les personnes les plus calmes sont rarement les plus douces, il en était la preuve criante.
- Neil ! Eh Neil !
Un garçon roux, grand et fin, au regard rusé et mutin, lui donna une petite tape dans le dos tandis qu’il se dégageait de l’étreinte de sa mère. Il se tourna vers lui, un sourire sincère arqué sur ses lèvres.
- Salut Mervin ! Tu es tout seul ?
- A vrai dire, j’étais sensé prendre une cabine avec des amis Serpentard, mais je ne les retrouve pas alors je t’ai vu et je me suis dit que…
- Qu’on pouvait les chercher ensemble ?
acheva-t-il pour lui, d’une voix parfaitement égale.
Mervin ne serait jamais venu vers lui s’il était accompagné de sa bande d’amis habituelle. Et, si cela ne l’empêchait pas d’apprécier ce garçon dont il n’ignorait pas les travers, il ne pouvait, comme toujours retenir ses questions et remarques anodines qui troublaient ses interlocuteurs… N’était-il pas amusant de démonter leur hypocrisie ?

- Heu… ; oui enfin… Non, on verra bien dans le train et si on les trouve pas… enfin… du coup on pourra passer le voyage ensemble.
- D’accord… Allons les chercher !
déclara-t-il décidé, en adressant un dernier signe de main à ses parents.
- Mais non… C’est pas… Je… Neil ! Mais lâche moi ! Arrête !

Malgré sa résistance, Neil longea le quai, une main fermement posée sur son bras.
- Tiens regarde, ils sont là ! dit-il finalement en le relâchant et en pointant une fille et deux garçons du doigt.
Mervin lui lança un regard courroucé avant de se diriger vers le petit groupe qui l’accueillit en ricanant. Le Serpentard avait rejoint ses congénères, et lui, il ne lui restait plus qu’à reprendre son chariot. Mais le grand rouquin le rattrapa.

- Neil ! Attend !
Il se retourna sans un mot, sûr d’obtenir ce qu’il attendait.
- Maintenant c’est toi qui est tout seul…, commença-t-il gêné.
- Mais non ! J’ai ma chouette, ma basse, et je croiserais bien d’autres connaissances dans les couloirs, assura-t-il en riant.
- Tu peux venir avec nous si tu veux…
Il avait gagné.
- Pour me faire lyncher pendant tout le voyage ?
- Arrête de faire l’idiot ! Tu sais bien que…
- Plus bas : -ils savent…
Oui, ils connaissaient les circonstances de cette amitié improbable. Mervin n’était pas un mauvais garçon, mais sa faible condition physique, sa lâcheté et, disons le, sa tête de roux, lui avaient porté beaucoup de tort tout au long de sa première année. Sang-mêlé, il avait longtemps été ouvertement ignoré par ses camarades et, pour des brutes stupides de Gryffondor il avait le profil de la victime idéale. La simple couleur de son blason justifiait les attaques et bien sûr, personne ne disait rien. Neil observait cette indifférence générale. Il ne s’était jamais retourné en entendant les quolibets que les Serpentard portaient à Mervin, il ne relevait pas les bousculades intentionnelles des rouge et or dans les couloirs. Neil ne réagissait jamais, et même les propos les plus choquants, comme les insultes tournées vers les enfants de moldus, glissaient sur lui. Il ne disait rien… Mais il retenait… Il laissait doucement monter sa colère… Et, un jour…
- Lâche le crétin.
L’injonction avait fendu l’air, avec le tranchant d’une lame d’acier. Le couloir était désert, deux Gryffondor de troisième année venaient de soulever Mervin par le col de sa chemise afin de lui prouver une nouvelle fois à quel point ils étaient forts et courageux… Forts surtout… Tous trois avaient tressailli, pour se figer, surpris, en reconnaissant le propriétaire de cette voix sévère.
- Sinon quoi le nain ? répliqua l’idiot qui tenait Mervin d’un ton grossier qui se voulait fin.
- Sinon je t’arrache les dents avec mes mains.
L’image n’était-elle pas un peu forte, un peu présomptueuse pour un première année ? Son regard d’airain, la violence de sa déclaration glacée, retenait pourtant les moqueries des rouge et or. Il n’avait aucune chance contre eux, mais, si une lutte s’engageait, il était certain qu’il saurait frapper, qu’il y avait en lui une brutalité qui ne demandait qu’à éclater et que ses propos n’entraient pas dans le cadre des menaces qui dépassaient la pensée. Peu importait qu’il fût en position de faiblesse, l’idée qu’il pût envisager sérieusement d’arracher les dents de ses adversaires à main nue suffisait à les tenir en respect. Ils fléchirent doucement, à l’issue d’un simple défi lancé au regard. Mervin retrouva la terre ferme, et les deux balourds s’éloignèrent, sans comprendre ce qui venait de leur arriver. Mervin non plus ne comprenait pas comment le garçon bienveillant qui s’approchait de lui pour s’assurer de son état avait pu tenir en joug deux Gryffondors qui faisaient deux fois son poids. L’évènement fut tu, et le Serpentard fourbit son caractère pour devenir aujourd’hui un élève de troisième année parfaitement intégré au sein de sa maison et capable d’imposer à son cercle d’ami la présence d’un né-moldu… Oui, Mervin lui devait beaucoup.
- Alors Neil, Mervin m’a dit que tu étais un talentueux guitariste…, susurra la fille d’une voix fluttée en les rejoignant.
Celle là, nul besoin de demander comment son camarade l’avait convaincue. Neil se sentit rougir.
- Ah… heu non… Je suis plutôt bassiste en fait…
- Bah c’est presque pareil, tu nous joueras un morceau dans la cabine ?
- B… Bien sûr !
- Tu viens avec nous donc Neil ?
demanda Mervin en lui lançant un regard espiègle qui acheva de le mettre mal à l’aise. Le fourbe Serpentard maîtrisait des techniques encore plus viles que les siennes !
- Je crois que je n’ai plus vraiment le choix, lâcha-t-il en signe d’abandon en adressant derrière un sourire joyeux un regard meurtrier à son ami, qui partit dans un grand éclat de rire.
C’est ainsi que, dans les premières vapeurs de fumées, une cabine des plus étranges se forma. Entre quatre Serpentard se tenait un jeune garçon que le choixpeaux avait envoyé deux années plutôt à « … » , sa basse, et sa chouette. (non je n’essaye pas de faire le remake d’un western version poudlard)

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Dernière édition par Neil Riley le Ven 16 Mai - 14:48, édité 1 fois
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CapricorneSerpent
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Emploi/loisirs : Mon rôle ne survient qu'une fois l'an, mais dans ta maison je te répartie
Humeur : Hmmm.... Pensive...

MessageSujet: Re: Neil Riley   Jeu 15 Mai - 23:10

Tu es prédestiné à...

POUFSOUFFLE !!


Je connais un certain préfet de Serdaigle qui va être content ! Very Happy Et je suis sûre que ce petit bout de jaune et noir ne fera pas qu'un seul heureux, en étant accepté parmis nous... Et oui, j'ai des yeux partout, je vois tout !

Bienvenuu Neil Riley !!! cheers
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